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Équitation : Compétitions, Commerces, Chevaux

Bonjour. Peux-tu brièvement te présenter en nous racontant ton parcours académique, professionnel et sportif ?

Bonjour, je m’appelle Nathan et je vis en Belgique. J’ai 21 ans et j’ai commencé l’équitation vers mes 7-8ans parce que la salle de vélo où j’allais a été contrainte de fermer. Ma sœur montait à cheval en club donc j’ai suivi. J’ai commencé à m’investir sérieusement dans le jumping (saut d’obstacles) à l’âge de 9 ans quand j’ai vu un professionnel monter, ce qui m’a grandement inspiré. J’ai donc commencé les challenges provinciaux :

  • En 2008 avec une première victoire
  • En 2009 et 2011, victoires également.

Puis en 2012 j’ai commencé les communautaires (Wallonie Bruxelles) ou j’ai gagné la finale en scolaire.

 

J’ai aussi obtenu la 2ème position en provincial mais c’était secondaire. Ce sont mes dernières victoires en challenge avant de commencer les internationaux et les nationaux : le but n’était pas de suivre un challenge mais de suivre ma coach et de progresser. J’ai peu de classement en international, seulement :

 

  • Une 3ème place à Kuringen ;
  • Une 3ème place à Bonheiden ;
  • Une 6eme à Straazele ;
  • Une 5eme à Lummen.

J’ai eu un parcours scolaire normal sans embûche jusqu’à ma 5ème (seconde en France) où j’ai été déscolarisé à cause de problèmes de santé. Je reprends maintenant par cyber enseignement.

Nathan 1

Quel a été le nom de ton premier cheval ? Peux-tu nous raconter de quelle manière tu l’as eu ?

Le premier s’appelait King Spring, ce n’était pas vraiment le mien puisque les propriétaires ne voulaient pas le vendre mais c’était tout comme. Il s’agissait d’un vieux poney dont personne ne voulait car il faisait souvent tomber son cavalier et était parfois méchant. Je souhaitais tellement un poney que même s’il m’en faisait voir de toutes les couleurs chaque jour, je ne voulais pas le lâcher. Ma passion est mon envie ardente d’avoir mon propre poney m’a permis de persévérer avec King Spring.

Nathan 2

Combien t’aurait coûté un tel cheval sur le marché ? Combien l’entretien du cheval te coûtait-il ?

Difficile de donner un prix car il était vieux, bon mais trop dangereux. C’est le genre de cheval qui ne vaut rien et en même temps qui vaut tout l’or du monde si l’on sait le gérer. Pour l’usage que j’avais de King Spring, je dirais que sur le marché un poney du genre vaudrait entre 5,000 et 10,000 euros pour donner une fourchette large.
Je ne payais rien car les propriétaires payaient la pension, la nourriture et les frais de vétérinaires et pour le matériel j’ai, je pense, tout remboursé avec les gains de concours.

Combien de chevaux as-tu possédé en tout ? Quelle a été ta stratégie pour les obtenir ?

J’ai possédé 5 chevaux si je compte King comme le mien.

Nel, mon deuxième poney appartenait aussi aux propriétaires de King mais je l’ai acheté.
Ménara, mon premier cheval (et non poney) et donc troisième au total, le propriétaire n’avait plus le temps de s’en occuper et il n’était plus très performant en concours. Comme je voulais commencer à passer en catégorie cheval et plus poney je lui ai demandé de la louer. Ça s’est tellement bien passé que je l’ai finalement achetée.
Benneton est mon quatrième, celui avec qui j’ai le plus fait de gros concours. La situation a été différente : j’ai essayé beaucoup de chevaux différents mais avec le budget que je pouvais mettre rien ne me convenait. J’étais à deux doigts d’en acheter un pour une modique somme, qui était très moyen, quand quelqu’un m’a appelé pour me dire qu’il fallait que j’essaie Ben, coup de cœur. Il était très difficile mais j’ai senti que son niveau était incomparable avec celui des autres, alors j’ai continué avec lui.
J’ai ensuite acheté un jeune cheval, qui appartenait à ma coach, comme je devenais un « bon » cavalier mes parents ont bien voulu investir en se disant que ça serait mon cheval de grand prix et qu’on allait peut-être gagner dessus mais malheureusement, il est mort d’une colique.

Combien de chevaux as-tu monté au total ?

Il n’y a que mes 5 chevaux que j’ai montés sérieusement et un autre que j’ai monté 2 mois pour aider à le vendre. Hormis ceux-là, il y a les chevaux que j’ai essayé pour l’achat, ceux que j’ai montés pour aider des gens en difficulté : ça doit facilement faire une vingtaine. Dans le monde de l’équitation c’est assez peu, ce qui explique sûrement pourquoi il me faut du temps pour m’adapter à un cheval.

A combien de compétitions as-tu participé ? Lesquelles ? Combien en as-tu remporté ?

Difficile de dire le nombre tant il y en a. Je sais juste que j’ai pris le départ dans 51 épreuves internationales parce que c’est facilement vérifiable et que j’ai approximativement 50 trophées tout confondu. Celles qui m’ont le plus marqués sont : Fontainebleau pour l’histoire et le site incroyable. Le concours de Liège également parce que c’est le concours de ma ville, le concours de rêve de tous les belges et que j’ai eu la chance de la gagner.

Nathan 3

Peut-on vivre de l’équitation aujourd’hui ?

Oui. En vivre seulement grâce aux gains des compétions c’est pratiquement impossible car un cheval de haut niveau vaut plusieurs millions. Les propriétaires de chevaux sont rarement les cavaliers mais des investisseurs qui payent les cavaliers pour monter leurs chevaux et récoltent les gains des concours. Par contre il est possible de très bien gagner sa vie grâce à la vente de chevaux et l’élevage, l’ovule d’une bonne jument peut valoir des dizaines de milliers d’euros. Donner des cours particuliers est aussi une très bonne source de revenu, des coachs peuvent demander aux alentours de 100 euros la demi-heure.

Selon toi, quels commerces présentent des bonnes opportunités en lien avec l’équitation ?
Je n’y ai jamais réellement pensé mais comme cité ci-dessus, l’élevage de chevaux par exemple ou le coaching.

Je dirais également l’automobile en concours, les cavaliers logent sur place dans leurs camions. On a également besoin de bonnes voitures pour tracter les vans, qui eux-mêmes sont commercialisés.
Les marques de compléments alimentaires puisque les chevaux sont suivis comme des sportifs et ont aussi leurs différentes poudres à prendre.

Et puis des marques de luxe bien relatives à l’équipement en équitation car à haut niveau, c’est un milieu très huppé.

As-tu des marques d’équipementiers favorites liées au domaine de l’équitation ? Pourquoi elle(s) ?

Pas spécialement j’ai toujours cherché à prendre le moins cher possible, j’aime beaucoup Antarès Sellier pour leur cuir que je trouve de bonne qualité et la marque est très élégante.

 

As-tu une race de chevaux favorite ?

Dans le domaine du saut d’obstacles, on ne parle pas vraiment de race de chevaux. Ce qui est plus révélateur et important c’est la parenté du cheval, on parle d’origine. Lorsque l’on demande « c’est un quoi », on ne cherchera donc pas sa race mais son origine et la réponse à cette question sera le nom d’un parent performant en jumping. Il existe même des registres qui veulent formaliser ces « origines » comme Zangersheide où l’on peut faire « certifier » son étalon s’il est bon, on ajoutera alors un Z à la fin de son nom s’il entre au registre.

Nous remercions Nathan pour son témoignage et lui souhaitons un bon retour dans sa scolarité et un bon retour potentiel dans le futur sur les parcours d’obstacles à dos de chevaux.

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