Publicités

L’argent coule en flots et dans la vie, il faut se mouiller.

« L’argent est comme l’eau. Il pleut et il coule en rivières et en flots. »
Cet article a été traduit d’un thread Twitter d’Andrew Tate, britannique-américain, champion d’arts martiaux et homme d’affaires. Fils d’Emory Tate, maître d’échecs international.

Selon Andrew, la grande majorité de la population ne prête aucune attention à la manière de laquelle l’argent circule. L’argent ne peut être fait comme il l’affirme, il ne peut qu’être pris. Effectivement, les agents économiques ont rarement un pouvoir de création de monnaie, s’ils en ont la possibilité au travers du crédit bancaire : les remboursements de ceux-ci constituent une destruction de masse monétaire. Les agents économiques s’endettent donc dans l’optique de drainer davantage de fonds extérieurs grâce à leur activité.
Andrew prend l’exemple d’un magasin de café en parlant d’identifier où l’argent circule et de se dresser sur son chemin. Prenons que vous entriez dans un magasin de café : vous vous essayez, achetez votre café et vous partez. Il ne s’agit là que d’un transfert d’argent : de votre poche aux poches de tous les acteurs impliqués dans le fonctionnement de ce magasin.

Andrew parle alors de la nécessité pour un entrepreneur de réfléchir au-delà du simple aspect de consommation : comment le magasin vous a attiré ? Grâce à sa façade ? Y’a-t-il un parking facilitant l’accès au magasin ? Combien coûtait le café, était-il trop cher pour le service proposé ou très accessible voire bien moins cher qu’il ne devrait l’être ? L’auriez-vous acheté s’il coûtait 10 centimes de plus ? Un euro de plus ? Comment le magasin de café aurait pu prendre davantage d’argent de votre poche, en vendant des services annexes ? Combien est le prix du loyer dans ce quartier ? Combien de cafés ce commerce vend-t-il ?

La liste de questions que le consommateur aspirant à entreprendre est infinie.
Andrew évoque la nécessité d’identifier précisément comment et pourquoi le commerce vous a encouragé à consommer chez lui puis de travailler sur des manières d’améliorer ce processus ou de les transposer à d’autres domaines. Il prend alors un exemple personnel en expliquant avoir ouvert un casino près de magasins de café en faisant la publicité suivante : « nous offrons du café gratuitement aux personnes qui jouent dans notre casino. » Andrew demande alors : « Pourquoi dépenseriez-vous 5 euros dans un café alors que vous pourriez parier ces 5 euros, boire du café gratuitement et peut-être gagner ? »
Bien que tout le monde ne soit pas prêt à se lancer dans des jeux d’argent et qu’uniquement un certain public sera touché, cela peut faire sens. Le casino, en incluant le café à son offre peut effectuer la même activité qu’un magasin de café avec un coin bar tout en encourageant ses clients à jouer leur argent dans les jeux proposés. Certains se limiteront au prix du café qu’ils auraient normalement mis de base tandis que d’autres joueront bien davantage d’argent : pour le même service qu’un magasin de café, le casino draine davantage d’argent.
Cet exemple nous montre que la concurrence n’est pas indésirable et qu’il est primordial de s’en nourrir pour trouver de nouvelles solutions : comment proposer le même service de base que mon adversaire et faire mieux que lui afin de drainer plus d’argent que lui ?

Il est important de noter que la consommation dans un certain secteur de dépense n’a pas forcément de « limite » : le client qui a ses habitudes une fois tous les deux jours dans un magasin de café pourrait commencer à augmenter ses habitudes en allant chaque jour, de manière alternée, dans plusieurs magasins de café. De son côté, il augmentera ses dépenses en café journalières et sera contraint de les diminuer ailleurs, de manière plus ou moins importante, tout dépendra de ses choix de consommation. En revanche, l’ouverture d’un nouveau commerce similaire à un premier dans la même zone n’aurait pas forcément un effet dévastateur pour le premier. En théorie de l’entreprise, ce phénomène existe et il est dit qu’il est généralement intéressant d’ouvrir un commerce proche d’autres commerces du même type afin de bénéficier de la clientèle de cette zone. Il est ainsi fréquent de trouver au sein d’une même rue plusieurs magasins de café afin de rester dans notre exemple. Cela s’applique à tout type de commerces.

Andrew effectue ensuite une comparaison intéressante : l’argent est comme l’eau. Il pleut et coule en rivières et en flots, qui terminent dans l’océan et s’évapore afin de pleuvoir de nouveau, ailleurs. Placez-vous où vous le souhaitez dans la « chaîne » de l’eau : vous serez mouillé, à condition que ceux se trouvant avant dans cette chaîne ne drainent pas l’ensemble de l’eau qui coule, peu importe la source. Vous l’aurez compris, l’on peut comparer ce phénomène à une chaîne de production, dans le cas du café nous avons par exemple:
Le producteur de caféiers, cultivateur de ses cerises -> Le torréfacteur qui fera de ces cerises de caféier le café en grains que l’on connaît bien ou encore du café en poudre -> L’entreprise de café qui mettra le produit torréfié en capsules tout en produisant des machines à café -> Le distributeur qui vendra à des magasins de café ses différents produits et fournira les machines à ses partenaires -> Le magasin final qui vendra une tasse de café au client final.
Une industrie, en l’occurrence celle du café, est composée d’un certain nombre de ces chaînes de production, complexes et infinies qui peuvent s’entre-mêlées, se raccourcir ou se rallonger en fonction des bénéfices que l’on tirera d’une action ou de l’autre (intégrer certaines activités de la chaîne globale à notre chaîne individuelle, en temps qu’entreprise, ou non).

Andrew évoque alors la nécessité de s’entraîner à identifier les mouvements de l’argent et de trouver une manière de s’établir au milieu de ce transfert d’argent : il voit chaque acte de consommation comme une chance d’analyser et d’identifier les opportunités financières.

Notre système financier est effectivement basé sur ce système de mouvement, particulièrement lorsque l’argent est globalement électronique (comme c’est le cas aujourd’hui) et non simplement liquide et placé sous un matelas. Si votre compte d’épargne vous fournit des intérêts, c’est parce que l’argent qui s’y trouve est utilisé par la banque de manière permanente : la banque place cet argent, le prête à ses autres clients, en tire des intérêts, les redistribue en gardant sa propre marge. En ce sens, la banque elle-même est un commerce et elle tire ses origines du commerce : sans ce système d’échanges, en ce que les ressources sont naturellement limitées, les sociétés humaines n’existent pas, les banques non plus et de surcroît notre système financier non plus.

Cet article a été rédigé en se basant sur la pensée d’Andrew Tate.
Vous pouvez nous supporter en partageant cet article sur les réseaux sociaux ou en effectuant un don :

Icône FacebookIcône Twitter

Publicités

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *